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Wednesday, October 23, 2013

Ostéopathie



  • Définition.
  • Qu'est-ce que l'ostéopathie ?.
  • Qui nous manipule ?.
  • Remboursement.
  • Ostéopathe.
  • Applications thérapeutiques
    • Traitement de la douleur.
    • Autres applications thérapeutiques.
  • Choisir le bon professionnel.
  • Pour aller plus loin.
  • A lire aussi: Osteopathie

Définition

L'ostéopathie est une méthode de soins utilisée pour le traitement et la prévention de nombreux troubles fonctionnels. Définition et principaux domaines d'applications de cette technique manuelle complémentaire des soins conventionnels. 

Qu'est-ce que l'ostéopathie ?

L'ostéopathie est une technique de soins non conventionnelle, qui repose sur la manipulation manuelle (os, muscles, articulations), en vue de prévenir ou traiter différents troubles musculo-squelettiques et fonctionnels, et leurs douleurs associées. 

Qui nous manipule ?

L'ostéopathie est réglementée par la loi Kouchner de 2002, qui reconnaît le titre d'ostéopathe et de chiropraticien. La formation d'ostéopathe est sanctionnée par un diplôme spécifique. 

Cette spécialité peut être pratiquée par les praticiens suivants :
  • Ostéopathes exclusifs: Ni médecin, ni kinésithérapeute, ils exercent uniquement l'ostéopathie.

Ce titre est sanctionné par une formation d'ostéopathie complète (5 ou 6 ans d'étude). Selon les indications du Registre des Ostéopathes de France, l'ostéopathe exclusif est référencé par les Agences Régionales de Santé et "doit indiquer son diplôme sur sa plaque et tout document professionnel".
  • Les masseurs-kinésithérapeutes,
  • les médecins généralistes et spécialistes (dans une moindre mesure),
  • certains professionnels de santé issus de filières paramédicales (infirmier-infirmière, sage-femme).

Remboursement

Les soins d'ostéopathie ne sont pas remboursés par la sécurité sociale (en dehors de soins pratiqués dans le cadre d'une consultation médicale). Certaines mutuelles peuvent néanmoins prendre en charge ce type de soins. 

Ostéopathe

L'ostéopathie connaissant aujourd'hui un véritable engouement, il est recommandé aux patients de prendre certaines précautions en ce qui concerne le choix du praticien.
  • Les ostéopathes diplômés indiquent en principe, sur leur plaque, la mention « DO » qui signifie diplômé(e) en ostéopathie ou « DC », précise le ministère en charge de la santé.
  • Une liste d'établissements agréés formant à l'ostéopathie est consultable ici : il est important de s'assurer que le praticien a suivi une formation reconnue.

Applications thérapeutiques

En traitement ou en prévention, les soins d'ostéopathies répondent aux indications thérapeutiques suivantes : 

Traitement de la douleur


Autres applications thérapeutiques


Choisir le bon professionnel

: Ostéopathie: Choisir le bon professionnel 

Pour aller plus loin



Crédit photo : LosRobLos | Istockphoto.com

Monday, October 21, 2013

CRURALGIE: Definition, Anatomie, Physiopathologie et causes

Définition 

La cruralgie est une atteinte du nerf crural qui se définit au sens strict par une douleur de la cuisse moins fréquente que la sciatique elle-même.
Le terme crural désigne ce qui concerne la cuisse.



Généralités 

Le terme cruralgie désigne une douleur qui se localise à la partie avant de la cuisse.
En réalité la dénomination de cruralgie désigne le plus souvent une souffrance du nerf crural ou des racines lombaires qui constituent le nerf crural. 
Si l'on préfère, la cruralgie à la partie antérieure du membre inférieur est analogue à la sciatique à la partie postérieure du membre inférieur.

Épidémiologie 

La cruralgie concerne le plus souvent les individus après l'âge de 50 ans.

Anatomie 

Le nerf crural, appelé également nerf fémoral innerve la partie antérieure (l'avant) de la cuisse. Une des branches du nerf crural innerve le quadriceps crural (muscle situé en avant de la cuisse).
Dans son ensemble le nerf crural est constitué de trois branches du plexus lombaire
Un plexus est un entrelacement de filets nerveux qui s’anastomosent.
Le nerf crural, après être sorti du rachis lombaire (partie de la colonne vertébrale situé en bas du dos), à droite et à gauche, entre la quatrième et la cinquième vertèbre lombaire, il chemine à l'intérieur de la paroi lombaire et le petit bassin puis pénètre dans la cuisse. 
Une irritation, une lésion du nerf crural entraîne des symptômes apparaissant dans cette zone anatomique. Si la lésion est importante, celle-ci est susceptible d'engendrer une impossibilité d'extension et de flexion du membre correspondant. 
Le nerf crural étant constitué des racines nerveuses sortant soit entre la troisième et quatrième vertèbre lombaire,  soit entre la quatrième et cinquième vertèbre lombaire.
La douleur est variable selon la racine concernée (irritée) :
  • Si la douleur est située en haut et sur le bord externe de la fesse, ensuite devant sur la cuisse puis à la face interne du genou, il s'agit sans doute d'une souffrance de la racine L3.
  • Si la douleur descend dans la fesse et sur le côté externe de la cuisse, puis ensuite vers le devant au-dessus du genou et irradie vers le devant et la face interne de la jambe jusqu’au-dessus du pied en se terminant quelquefois à la face interne du pied, il s'agit sans doute d'une lésion de L4.

Physiopathologie 

Anatomiquement cette douleur s’explique par une atteinte de la racine postérieure d’un nerf rachidien.
Les racines rachidiennes sortent latéralement de la moelle épinière, puis se réunissent pour former un nerf rachidien qui traverse (par le trou de conjugaison situé entre deux vertèbres) la colonne vertébrale de chaque côté de celle-ci.
Suivant l’atteinte de la racine nerveuse la douleur se propage dans des zones différentes (la cuisse, genou, parfois le tibia).

Causes 

  • Conflit entre un disque intervertébral constitué de cartilage et servant d’amortisseur entre deux vertèbres. Ces conflits (le plus souvent unehernie discale) entraînent une lésion de la racine nerveuse.
  • Canal lombaire étroit survenant essentiellement chez les personnes âgées à la suite d'un processus arthrosique.
  • Arthrose située en arrière de la colonne vertébrale.
  • L'amyotrophie (diminution du volume des muscles) due à un diabète est quelquefois à l'origine d'une cruralgie qui s'accompagne d'un déficit de la flexion de la cuisse (le patient ne peut plus fléchir la cuisse sur le bassin) et de l'extension du genou (tendre la jambe).
  • Kyste.
  • Compression nerveuse (tumeur maligne, tumeur bénigne, infection,œdème correspondant à une collection de liquide inflammatoire, collection sanguine appuyant sur la racine nerveuse).
  • Compression du nerf crural au cours de son trajet dans la partie postérieure de l'abdomen.
  • Cruralgie idiopathique (aucune cause n'est retrouvée). Ce type de cruralgie diminue spontanément en quelques semaines.

Symptômes 

La cruralgie se manifeste par des douleurs (également durant la nuit) et une diminution de la sensibilité à :
  • La face postérieure et externe de la fesse.
  • La face antérieure de la cuisse allant jusqu’au genou.
  • La face antérieure et interne de la jambe.

Consultation médecin 

Elle s’accompagne d’une diminution ou d’une abolition du réflexe rotulien (la percussion du tendon situé sous la rotule ne fait pas relever ou mal relever la jambe). 


Technique médicale 

En consultation de médecine générale, d'ostéopathie,de neurologie, ou de rhumatologie, il est possible de tenter d'effectuer le signe de Lasègue Inversé qui est positif.
Celui-ci consiste, le patient étant à plat ventre, d'effectuer une extension forcée de la jambe en arrière ce qui réveille (en théorie) la douleur.
Ce test est limité pour des raisons de mécanique physiologique du membre inférieur et du rachis.
La cruralgie (douleurs engendrées par une irritation du crural) est aussi ravivée par l'extension de la cuisse quand le genou est fléchi.
Ce test porte le nom de signe du crural.

Traitement 

En présence d'une cruralgie il est nécessaire de prescrire des antalgiques(antidouleurs) et les anti-inflammatoires. Les anti-inflammatoires doivent être de nature non stéroïdiens pour commencer, puis, s'il n'existe pas de contre-indication (diabète, fragilisation osseuse, démence, interactions médicamenteuses etc.) stéroïdiens (corticoïde : cortisone).
Certaines équipes médicales conseillent les infiltrations de corticoïdes qui ne doivent jamais être proposées en première intention.
Les manipulations (ostéopathie, médecine manuelle) donnent le plus souvent d'excellents résultats.
ll n'existe pas des contre-indications absolues aux manipulations vertébrales à condition que celles-ci soient effectuées par un médecin ostéopathe.
L'intérêt étant la prise en considération du dossier clinique du patient et des antécédents de celui-ci.
La mésothérapie donne également d'excellents résultats à condition de ne pas injecter de produits à base de corticoïde (cortisone).
Dans certains cas et tout particulièrement quand il existe une tumeur venant entraver le fonctionnement normal d'un nerf, une intervention chirurgicale est quelquefois programmée dans des mains expertes.